Les plans de la ville

Parfois le matin, je perçois comme un léger tremblement de l’air. C’est le souffle de l’humanité entière qui danse dans la ville. Il y a comme une dispersion des bruits qui vont retrouver la musique du monde. Je sens une force animale qui me tient debout quand pourtant tout se dérobe. J’ai besoin de déranger ma tête pour lui donner un nouveau visage. Besoin d’essayer de repeindre ma langue avec les mêmes mots, ceux que je connais. Et je tanne la peau du temps pour qu’elle brille à mes souliers de marche oubliés dans un vieux tiroir. Tout semble abandonné au gris, mais je furète partout pour trouver d’autres couleurs. J’ai besoin de dessiner encore et encore les plans de la ville qui contiendrait l’univers entier.

Bruno Ruiz, 2021

Photo, Bruno Ruiz, 2021

Pour souscrire au Poète invisible c’est ici https://brunoruiz.files.wordpress.com/2020/12/souscription-au-poecc80te-invisible.pdf

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Classé dans Dans le désordre

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