Le temps parfait

Au loin, demain. Une danse fervente. Des branches sans peur. Le jour conquis. Le temps sans repli. Et sous l’orage, lointain, un corps serein. Il ne faut pas aller tout droit. Tu dois chanter la route. Le flamboiement de chaque course. Le premier tremblement du printemps. Dans la menuiserie de l’arbre, te laver chaque jour de l’ensemble. Et ne jamais soupirer avant la fin. Sur l’éventail naît un arc-en-ciel. Tu foules au sol des moribonds. Clair est le visage qui te lis. Il se soumet au sens de ta phrase. Il t’indique ce que tu n’atteindras jamais. C’est parce que tu as la fièvre que tu grelottes. Parce que tu sais que le temps est toujours parfait.

Bruno Ruiz, 2021

Photo, Bruno Ruiz, 2021

Pour souscrire au Poète invisible c’est ici https://brunoruiz.files.wordpress.com/2020/12/souscription-au-poecc80te-invisible.pdf

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Classé dans Dans le désordre

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