Baraq

Baraq survint et Yaël lui dit : « Entre, et tu verras celle que tu cherches ». Mais il n’y avait personne, pas la moindre femme. Ce que cherchait vraiment Baraq, c’était plutôt une sorte d’inattendu. Un temps nomade entre les routes juste avant le triomphe du printemps. Il manquait à ses lèvres seulement une foudre, quelque chose qui remuerait dans le placenta de l’hiver. Rien ne bougeait. Pas une lumière emprisonnée. Il avait beau chercher  des perles égarées dans le cloaque quotidien, il ne trouvait que des outils obsolètes, des ordinateurs d’un autre âge, un piquet de tente et un maillet. Lorsqu’il leva les yeux, Baraq aperçut les tracés d’un nouvel édifice dans le soir. « C’est ici que je vivrai » pensa-t-il…

Bruno Ruiz, 2021

Photo, Bruno Ruiz, 2020

Poster un commentaire

Classé dans Les infinis provisoires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s