Masque

Masque abandonné sous la pluie. Masque d’un faux visage. De Carnaval. De bourreau. Masque mortuaire. Masque qui commande la fureur sacrée du poète invisible que nous sommes. Du théâtre fermé de Dionysos. Masque de notre impatience. De ce qui nous excède. Masque paradoxal et ostensible.  Masque qui nous autorise à nous dissimuler. Qui exprime notre solidarité d’individu social. Masque qui montre à l’autre qu’il n’est pas seul au monde à porter le masque. Masque qui endure, qui contient notre colère. Masque inopérant à la lecture labiale, à tout ce que contient la richesse expressive des visages réduits à des yeux que l’on charge de l’expression de tout le reste. Masque qui démasque ceux qui ne le portent pas. Qui protège les autres et nous protège nous-mêmes. Masque de tous nos visages, de nos sourires, de nos rides. Aura-t-on appris à accepter tous nos masques ? Et aurons-nous su garder celui de notre moi de lumière ?

Bruno Ruiz, 2021

Photo, Bruno Ruiz.

Pour souscrire au Poète invisible c’est ici https://brunoruiz.files.wordpress.com/2020/12/souscription-au-poecc80te-invisible.pdf

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Classé dans Les infinis provisoires

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