Fête des rois

Parfois des rois descendent dans la ville, le visage masqué pour cacher leur grandeur naturelle. Certains ont le visage de nos morts les plus beaux. Ils remontent de sous terre, se découvrent devant la misère, s’indignent devant tant d’injustice. Leur aube est la même que la nôtre. Depuis toujours, je cherche la beauté des violons qui les accompagnent. J’ai besoin de leur présence. J’ai besoin d’appartenir à leur royaume. Ils viennent de partout quelquefois même de palais, de zones de non droit. Ils ont tous les métiers du monde. Ils sont syndiqués, athées, laïques. Ils sortent des temples, des mosquées, des églises. Ils sont dans les rues, mes voisins, des étrangers. Ils sont tout ce qui ont fait ce que je suis sans jamais le savoir. Oui. Aujourd’hui je veux fêter les rois. Tous les rois et les reines de ma vie.

Bruno Ruiz, 2021.

Image : Bruno Ruiz, 2019.

Pour souscrire au Poète invisible c’est ici https://brunoruiz.files.wordpress.com/2020/12/souscription-au-poecc80te-invisible.pdf

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Classé dans Les infinis provisoires

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