Réenchanter sa raison de vivre

La question est celle de mon appétence au bonheur. J’ai passé trop de temps à me mettre en colère. Pour quel épilogue et quel dernier festin, je me le demande. Que peut-il naître de tant de sommeil ? J’aurai vécu d’actes manqués, abandonné des convergences, refuser les couleurs de l’aurore, cru en la fuite en avant de l’espérance. J’aurai bu à l’ivresse du chagrin, traversé la beauté du monde aveuglé par le désir d’être ensemble. Je suis un auteur de cartes postales sans adresse. Non je ne veux plus me sentir coupable du malheur des autres. Très jeune on m’a ouvert les yeux. Il me reste à apprendre à les refermer lentement en vieillissant. Le temps de réenchanter ma raison de vivre encore.

Bruno Ruiz, 2020
Peinture numérique, Bruno Ruiz, 2020

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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