La table des patiences

Tu n’es fort que parce que tu es vulnérable. Un diamant est en toi. Une sève dérivante. Je te parle depuis un paysage lointain au milieu de la fable. Nous ne choisissons jamais vraiment l’heure de nos rendez-vous. Ce sont des oiseaux silencieux qui se posent sur ta fenêtre. Ils viennent te chanter la beauté des mains qui s’affairent pour que respire l’humaine danse des hommes. Et nous avançons ensemble dans un vent sauvage, meurtris et debout avec tant de glaise et d’erreurs sur les épaules. Nous n’aurons pas oublié les yeux des absents. Nous n’aurons pas perdu de vue l’horizon. Nous aurons simplement penché autrement notre tête sur la table des patiences.

Bruno Ruiz, 2020
Dessin de Claude Barrère, Roselière, 2006

Voir les extraordinaires dessins de mon ami Claude Barrère à la Galerie 21 https://galerie21-toulouse.fr/empathie-ressenti-de-linterieur-le-super-pouvoir-de-lamour/

Claude Barrère est également poète.

Poster un commentaire

Classé dans 2020, Les infinis provisoires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s