Dedans

Des patiences inouïes sont en nous. Des fleuves attendent pour atteindre à nouveau la haute mer. Nous avons la chance de nos abris. Le regard qui porte si loin que la fenêtre n’est qu’un obstacle franchissable. Je suis maintenant dans le couloir au milieu de l’intelligence des livres. Je n’ai pas peur. J’ai confiance aux lumières des hommes qui savent. Le temps s’étire lentement entre deux portes que je referme. J’ai vu que le printemps revenait doucement dans le jardin. De vieilles certitudes s’écroulent inévitablement dans la radio. Nous avions oubliés que nous étions faits pour vivre ensemble. C’est le confinement qui nous le rappelle et nous y oblige. L’homme n’a jamais cessé d’écrire derrière comme devant les murs.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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