La compagnie des humbles

J’aime la compagnie des humbles. Pardonnez-moi mes princes de m’éloigner un peu de vous. Tant que je vivrai, je resterai en devenir dans le mouvement du grand manège et je préfèrerai toujours l’admirable aventure des hommes qui appartiendront un jour à l’oubli. Car je vis dans le délié et l’immédiat, cette parole qui n’a jamais eu le temps de mûrir tout à fait. Je suis en délicatesse de ce qui va mourir, dans cette foi considérable qui me tient encore debout. Il me faut cependant renoncer à toute perfection. Je ne suivrai désormais que ce qui ne m’essouffle.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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