Le verbe est dans le bruit

Le verbe est dans le feu, si fervent, si magique. Il cherche le chant comme un chien attendant sa pitance quotidienne. Il s’élève entre les masques montant dans les conduits, inspirant l’azur et la mort apprivoisée. Le verbe me déceinture de ses alliances, aiguillonne mes peurs et les entraîne vers des musiques discutables. Il se brûle à ma lampe comme un insecte étourdi de lumière. Chaque soir, le verbe est dans le bruit de ma tête et je suis son serviteur. Son griffonné d’insomniaque. Un leurre du grand silence. Avec lui je veille jusque dans les blancs du textes. Je suis abandonné.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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