Chaque jour

Chaque jour, je cherche de la lumière là où elle n’est pas. Parfois j’ai le privilège de me laisser éblouir là où elle se trouve déjà. Ce sont des matins de claire éternité qui cherchent à entrer par ma fenêtre. A quoi bon appuyer sur les tumeurs du siècle ? On est à jamais seul au milieu des ordures et des bijoux. Il y aura toujours quelque force pour nous tirer en arrière et vers le bas. Des rivalités pour nous soumettre aux fanges du mieux possible. Tout ce qui prolifère n’est pas nocif. Il faut passer sa vie à se réécrire. À s’ignorer chaque jour un peu plus. Il n’y a aucune délivrance. Juste offrir chaque jour une caresse au monde sans mémoire.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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