Ce en quoi je crois

Ce en quoi je crois, je le garde au fond de moi comme un trésor inaccessible au milieu de tout ce qui me dévaste. Je n’ai besoin d’aucune église, aucun temple, aucune mosquée, aucun livre sur lequel je sommerais l’autre de se prosterner. Ce en quoi je crois ne regarde que moi. C’est seulement cette main fragile et secrète qui m’accompagne les jours de grandes larmes, une accolade fraternelle à mon ignorance infinie. Car la vérité n’existe pas. Ce n’est qu’un point imaginé au milieu de la nuit, une luciole qui se déplace joyeusement sur l’horizon. Non, je ne saurai jamais rien des fondations primordiales de l’univers et c’est très bien ainsi. Ce en quoi je crois ne regarde que mes yeux qui auront passé leur vie à être moins aveugles.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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