Le merveilleux silence

Il m’arrive de dire oui. De faire semblant d’être heureux. La pluie s’arrête alors. Je fais le tour de ma vie comme on ferait le tour du soleil mais je reviens toujours là où le temps s’aiguise sur la lame qui s’éloigne. Comment pénétrer dans la dernière phrase ? Où se tient la clef ? On n’interroge jamais vraiment le monde. On vit avec ses questions comme des berceuses à répétitions. On se couche dans l’épaisseur de la nuit en ricanant de tous les absolus de l’âme. Notre vieille voix un peu fausse tombe dans le chaos de l’inutile enfin, ce merveilleux silence qui semble si familier à celui qui ne s’endort jamais tout à fait.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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