Ta part sauvage

Non tu n’as pas pu te tromper toute ta vie avec ta cartouchière sur le cœur et tes balles à blanc tirées sur chacun de tes doutes. Tu auras pris quelques routes mais beaucoup t’auront choisi. Tu auras sans cesse essayé de soulever le quotidien comme la pierre de Sisyphe. Dessiné des chemins noirs dans le jour blanc. Tu auras apprivoisé tes impatiences, appris à vaincre ta faim et tes fatigues. Tu auras gratté le gris pour atteindre un peu d’azur, le temps du passage d’un oiseau passionnel. Et si tu n’auras pas pu éviter toujours les chiens de salon, il te sera resté un peu de cette part sauvage qui t’aura tenu debout parmi les véritables monstres du monde.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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