Traverser la forêt

Il ne faut pas accuser le monde, en vouloir à la terre entière. Il ne faut pas juger les hommes, les plonger dans la disgrâce. Ils sont une part de nous, de notre laideur et de notre beauté. Nous avançons dans une forêt, de clairière en clairière. Nous n’avons pour boussole que le soleil qui disparaît de temps en temps dans les hautes frondaisons. Nous ne déchiffrons jamais tout à fait le cri des chouettes, la trace au sol des hordes sauvages. Nous sommes faits de désirs et de sacrifices, de chant et de silence. Nous faisons naître et nous tuons. Nous portons tous en nous la joie douloureuse du temps qui passe.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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