L’eau n’a pas de commencement

La somme des lèvres sera toujours plus grande que la somme des baisers.

J’aurai eu plus de rêves que de nuits.

La mer n’a jamais qu’un seul horizon.

Je ne lis jamais le même poème.

Il faut faire confiance à ses doutes.

Le juge doit toujours être un peu condamnable.

Le fleuve est la preuve qu’il faut accepter de s’éloigner de la source.

Je ne m’évade jamais qu’au milieu des bornes.

Naître, c’est apprendre à choisir.

Je ne suis jamais nu quand je parle.

Le chant est l’amant du silence.

Il y aura toujours moins de mots que tout ce que j’ai à vous dire.

Bruno Ruiz, 2020
Photo, Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Dans le désordre

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