L’aurore

Nous descendrons de la nuit somptueuse et nous regarderons les fleurs dans le ravin. Nous aurons enfin pactisé avec le vertige de vivre et n’aurons plus besoin d’affronter le livre. Nous prononcerons notre dernier mot dans un murmure, sans attendre la réponse à l’énigme. Il y aura une brise très douce sur le promontoire. Des oiseaux blancs feront cortège dans l’azur. Alors nous laisserons derrière nous le jugement des hommes et notre corps et notre âme disparaitront à jamais dans l’abstraction de l’horizon. Quant à moi ce matin, j’avance encore entre des taches d’invisibles mystères, retournant des images dans tous les sens pour qu’elles s’emboîtent dans le puzzle improbable d’une aurore qui s’éternise.

Bruno Ruiz, 2020
Photo Bruno Ruiz

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Classé dans 2020, Les infinis provisoires

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