L’enfant sur le mur

Tu vis dans l’innombrable des hommes, sous des oiseaux qui ne se révoltent jamais. Quelqu’un a posé une balance sur le banc du carrefour. Le soir est en équilibre dans ta tête. Tu n’es pas plus victime que justicier mais il te faut ouvrir des cages. Avoir le courage d’aimer ton dissemblable. Tu n’es ni mort ni abandonné. Il faut que tu apprennes à être seul dans le charbon de ta nuit. Que tu t’habitues aux hurlements des vents contraires. Demain, hasarde-toi à ce qui se passe là-bas. À tout ce qui t’ensoleille. Prends la beauté comme une fête. Regarde l’enfant qui apprend à écrire sur le mur.

Bruno Ruiz, 2019
Photo : Bruno Ruiz

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Classé dans 2019, Les infinis provisoires

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