Bruno Ruiz / La métamorphose des larmes

Je n’aurai pas fait trembler le monde. Juste un petit bruissement sur le passage qui mène à la route. Un églantier abandonné. Je n’ai jamais eu aucune audace sinon celle de vivre encore au milieu de toutes ces choses qui se brisent jour après jour. Je t’aurai aimé dans ton vieux pull, marchant devant moi depuis toujours. Qu’aurai-je retenu des livres et des fleurs ? Si peu se souviendront longtemps de mes paroles fidèles. J’aurai juste caressé ton genou pour la métamorphose de tes larmes. Rien ne m’aura apaisé mais j’aurai eu de toi la chance infinie de ne plus attendre demain.

Bruno Ruiz, 2019
Photo : Bruno Ruiz, août 2018

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