Bruno Ruiz / Le vrai songe

Je te vois à peine de là où je me trouve, je vois ton dos, tu es devant moi. Un silence violent te fait avancer. Une colère rassurante chevillée au même sol que le mien. J’entends tes mots maladroits mais je sais que nous regardons dans la même direction. L’avenir est dévêtu dans l’hiver. On le réchauffe aux carrefours fraternels. Il faut essayer de rester serein aux sirènes des violences. Ne prends pas les fenêtres pour des portes. Nous ne sommes que les étoiles d’un même ciel. Le vrai songe est sans mot. Aucune main ne gouverne notre destin.

Bruno Ruiz, 2018
Photo : Bruno Ruiz

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