Bruno Ruiz / Marine

La nuit est sur moi comme la mer sur l’épave. Des algues passent dans le décor ultra marin. Un enfant au visage lumineux me regarde. Il porte dans ses petits bras un poisson endormi. Je suis le pêcheur incompris qui chante dans les fosses. Une algue aveugle dansant dans la pression des artères. Je saigne sur l’ancre qui n’atteindra jamais le fond. Partout je crache des morves d’azur mais personne ne les voit. Un jour je rejoindrai le murmure de la barrière de corail. Je serai mort comme une note de musique dans la rosace d’une guitare. Ah ! fuyez mes sorcières d’enfance ! Je n’excuserai jamais tous vos masques.

Bruno Ruiz, 2018

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