Bruno Ruiz / Le silence de la page

Quelqu’un sourit à la fenêtre. Le jour est profond comme un miroir. Des robes glissent lentement sur les genoux. Une cloche sonne son heure. La ville appartient à ses fantômes. Il fait si doux dans les yeux des passants. Ne vous arrêtez pas à la violence des murs gris. N’écoutez pas la parole qui cimente l’espérance. Donnez à boire aux mésanges avant de justifier les chasseurs. Froissez encore vos papiers pour que jaillisse une nouvelle langue. Et si j’écris parfois des choses étranges, c’est simplement qu’ils sont bien étranges tous ces mots que je partage avec vous, dans le silence de la page.

Bruno Ruiz, 2018
Photo : Bruno Ruiz

Poster un commentaire

Classé dans Dans le désordre

Les commentaires sont fermés.