Bruno Ruiz / Staphylocoque

Et mon staphylocoque tu le vois de là où tu es, mon staphylocoque ? Tu la sens ma tourmente au milieu du troupeau ? Mon ustensile qui se réveille, mon urticaire tenace dans la nasse ? J’ai les grelots qui tombent lentement dans la sauce gribiche. Les fémurs qui rêvent d’une fenêtre ouverte sur le vide. Je me malmène. Malthus, y a trop de génocides, trop d’ivoire dans les musées, trop de métrique à l’espérance. Y a trop de mots planqués dans la pénombre des chiottes. Je présage trop de négatif dans le proche, trop de régiments et de régimes, de romans d’écran plat, de plate-forme dans les convois de fonds. J’ai lu dans Gaïa la mort de Titan et je ne pleure même pas. On sodomise Gutenberg sous nos yeux, en silence et en toute impunité. Tu la sens ma main qui remue dans ta valvule ? Décroche pas, je monte à l’étage. J’ai pas encore fini ce que je commence.

Bruno Ruiz, 2018
Photo : Bruno Ruiz

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