Bruno Ruiz / Après guirlandes

Je vis au pied du soir, dans l’accord des lumières, juste à côté du paysage. Vous ne pouvez me voir. Je me fonds dans la foule des promeneurs. A l’affût des petits secrets qui vous dessinent. Je suis au centre de l’orchestre, cette tache grise faite de poudre et de tilleul, ronce parmi les roses, une nacelle en haut du sapin. Le rêve est ma demeure. Un âtre permanent se promène en moi dans la rue bariolée de janvier. Soyez-en sûr, je survivrai avec vous sous les guirlandes tristes des marchands. Voyez déjà descendre les artifices laids des vitrines. Ce qui chante en moi n’est pas à vendre. M’importe la déambulation mystérieuse de nos vies. Je vis moi aussi de ce silence entre les chansons.

Bruno Ruiz, 2018

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