Bruno Ruiz / Au miroir

N’arrachez pas les yeux de vos enfants. Il y a en eux des traces de ce que vous fûtes. Posez-vous comme un oiseau sur les genoux du monde. Racontez-moi le temps qui vous amuse. Soyez la clef qui ouvre la bonne serrure, la flamme du feu qui réchauffe. Ne vous appesantissez pas sur votre visage dans le miroir. Souriez-vous pour justifier vos rides. N’oubliez que les accrocs de vos soies. Repeignez vos douleurs aux couleurs douces de vos printemps volontaires. Allumez vos yeux comme on allume des lampes quand le jour tombe. Vous ne serez jamais quelqu’un d’autre. Vous l’êtes déjà.

Bruno Ruiz, 2017
Peinture de Frederik Sødring, 1832

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