Bruno Ruiz / Le chant de l’aube

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Qui avance dans la nuit au milieu des hautes herbes ? Est-ce moi qui cherche un chemin à poser sur un visage, ou quelqu’un qui voudrait retrouver l’enfant qui hurlait ses hivers d’ennui solitaire ? Non, je ne suis jamais en retard au milieu de moi-même. J’ai rendez-vous sous vos fenêtres pour la distribution des horloges dressées sur l’aube qui s’impatiente. Je ne plierai jamais les genoux. Depuis que je sais écrire, j’invente une rumeur qui se propage. Pour la respiration de l’offrande solaire, je m’avance jusqu’à vos frontières. Ecoutez le galop de mes hordes qui sortent des miroirs. Ces hautes herbes étaient donc un champ de blé. Voyez comme je flambe maintenant dans ma gorge qui chante.

Bruno Ruiz, 2017
Dessin : Bois plein de rêverie (fragment), Victor Hugo, 1845.

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