Bruno Ruiz / Les êtres fragiles

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Les êtres fragiles tombent un jour dans des couloirs déserts, les yeux bandés au bord d’une falaise dans leurs mains. Dans la danse des morts, ils sont en morceaux, blessés d’être nés, mais ils se rassemblent comme des îles au milieu d’une mer introuvable. Leurs âmes ressemblent à du papier à cigarette, faseyant dans la fuite abrutie d’un temps aveugle. Leur beauté s’installe dans le doute et lorsqu’ils ont fini de pleurer, l’univers semble plus limpide et plus transparent que l’eau des abreuvoirs aux printemps de leur âge. Alors, vainqueurs et désarmés, ils peuvent affronter l’intolérance et la bêtise humaine dans le vacillement des croyances qui retardent la rigueur de la pensée en marche.

Bruno Ruiz, 2017

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