Bruno Ruiz / Après nous

apres-nous

Jeunesse debout sur nos ruines, nous pardonnerez-vous de vous avoir préservés de ce que furent nos échecs ? Nous n’avons pas été sans doute à la hauteur de nos espérances, nous ne vous avons peut-être pas transmis notre part de révolte, ni cette confiance en le futur qui fait la force des peuples. Non, vous ne fûtes pas les filles et les fils des mêmes parents que nous, fils d’ouvrier, d’immigrés, de pauvres d’une autre époque, mais vous êtes encore ce qui nous est le plus cher au monde, un chemin nouveau fait de nos erreurs et de nos petites victoires. Nous aurons sans doute perdu trop de temps à soustraire plus qu’à additionner, ô jeunesse debout sur nos rêves, mais soyez assurés que nous vous accompagnerons jusqu’à notre dernier souffle, tant nous avons besoin de savoir que nous n’avons pas perdu notre vie.

Bruno Ruiz, 2017
Photo personnelle : dans les ruines de Belchite en 2007.

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