Découvrir la poésie de Astrid Shriqui Garain

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Je suis vivante,
Et ne renoncerai pas.
Âme tremblante,
Je m’arrache au tombeau,
Je laisse mes os,
Emporte le tendre et lape le sens.
J’ajuste un peu l’outrance,
Et enfile à présent ma peau.
Le ciel d’acier tranche la plaine
Je laisse la tourbe aux corbeaux.
Je ne chuchoterai pas,
Ne m’excuserai pas.
J’avance,
Et rien ne m’arrêtera.
Je suis vivante,
Âme naissante,
Vallées, dunes et coteaux,
Pierres et nuages de cendre.
J’ignore les anges,
Gardiens d’étranges tombeaux.
Rien ne sert d’attendre,
La pluie aime la pente.
Je brise les jours,
Et leur donne l’éclat
Qui leur plaira de rendre.
Maîtres d’aucune souffrance
Esclaves d’aucune promesse
Des oiseaux rares s’envolent
Dans les jardins de mon cerveau.
J’écoute et me rends compte.
Je force, défonce et annonce,
Je tords le jour sans ଠcoup.
Mes mains savent,
Mes jambes arpentent.
Durer pour durer,
Voici l’inhumanité.
Être pour comprendre,
J’immole ici l’effroi.
Je suis vivante,
Âme aimante et bondissante,
Je n’ai que ma peau.
Il faut que je l’entende
Elle chante ma légende.
Je suis vivante,
Âme soudaine,
Le temps lui même
Promet d’être beau.

Astrid Shriqui Garain, mars 2012

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Classé dans Dans le désordre

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