Découvrir la poésie d’Anne Hébert

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Il y a certainement quelqu’un
Qui m’a tuée
Puis s’en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite.

A oublié de me coucher
M’a laissé debout
Toute liée
Sur le chemin
Le cœur dans son coffre ancien
Les prunelles pareilles
A leur plus pure image d’eau

A oublié d’effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue

Anne Hébert (1907-2000), Il y a certainement quelqu’un

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