Bruno Ruiz / L’EFFET PAPILLON

Si je n’ai jamais semblé vivre à l’unisson des hommes
c’est que j’ai toujours voulu entendre leur note discordante
celle qui empêche la mélodie évidente de leur vie
Mais ce ne fut jamais pour noircir l’air Ce fut seulement
pour augmenter son harmonie Il est vrai que j’ai toujours voulu
chanter dans les graves
cherchant tellement de nouveaux centres de gravité que
vous n’entendiez presque plus la légèreté de leurs ondes.
Pourtant je ne voulais rien dire d’autre
ce qui advient jamais n’a été écrit
ce qui était ne doit plus être ce qu’il est

J’ai sûrement aussi la prétention de penser que
les choses ne pourraient jamais changer sans moi
Tout se déplace si lentement dans l’univers que je le croyais immobile
Le temps bouge mais il fait du sur place

Me suis-je trompé

La beauté n’était peut-être simplement que ce
papillon posé là sur une épaule nue

juste l’instant d’un regard

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