Tomas Tranströmer / Novembre aux reflets de nobles fourrures

imgres

C’est parce que le ciel est gris
que la terre s’est mise à briller ;
les prairies et leur verdure timide,
le sol labouré et noir comme du sang caillé.

Il y a là les murs rouges d’une grange.
Et des terres submergées
comme les rizières lustrées d’une certaine Asie –
où les mouettes s’arrêtent et se souviennent.

Des creux de brunes au milieu de la forêt
qui doucement s’entrechoquent.
L’inspiration qui vit cachée
et s’enfuit dans les bois comme Nils Dacke.

Tomas Tranströmer, extrait de Baltique

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

Les commentaires sont fermés.