Le chemin vers la sortie

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Qu’est-ce qui peut, après des malheurs en chaîne, aider à se reconstruire ?

Le lien et le sens. Le lien avec les autres est essentiel, car on n’est pas résilient tout seul. On a besoin d’aborder l’affection avec ses proches, l’attention de ses amis, parfois tisser de nouveaux liens, pour arriver à supporter le choc et à réagir. Ensuite, il faut chercher un « sens » : à la fois une signification à sa souffrance et une direction à sa vie. On passe du « Pourquoi ? » au « Pour quoi ? »La première interrogation consiste à chercher des éléments d’explication pour tenter de trouver un sens au passé. La seconde, à se projeter en avant pour donner du sens au futur.

Quels moyens faut-il mettre en œuvre ?

On ne peut pas généraliser, chacun trouvera sa voie pour transformer le traumatisme en tremplin. Mais on observe cinq types d’attitudes : la quête d’une sagesse philosophique ou d’une spiritualité ; l’enrichissement de la personnalité sur un travail sur soi ; la créativité, possibilité de s’échapper du réel dans un espace imaginaire ou artistique ; le témoignage, avec le besoin de raconter, pour exorciser le passé et aider les autres ; l’altruisme, en s’engageant dans des associations ou des professions à but humanitaire. Pour pouvoir se dire avec le recul : « Finalement, ma souffrance n’a pas été inutile. »

Jacques LECOMTE, Dr en psychologie chargé de cours à l’université Paris-X,
Guérir de son enfance, Éditions Odile Jacob.

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